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La condamnation de deux New-Yorkais pour le meurtre d’un touriste français à Times Square annulée

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Condamnation annulée pour meurtre à Times Square: la justice rend justice après 30 ans

Une condamnation annulée après 30 ans

La condamnation, il y a plus de 30 ans, de deux New-Yorkais pour le meurtre, la nuit du Nouvel An 1987, d’un touriste français près du célèbre carrefour Times Square de Manhattan, a été annulée, a annoncé mercredi la justice de New York. Eric Smokes et David Warren, respectivement âgés de 56 et 53 ans, ont passé 24 et 20 années en prison dont ils sont sortis en liberté conditionnelle en 2011 et 2007.

Le procureur de l’État de New York pour la juridiction de Manhattan, Alvin Bragg, a déclaré dans un communiqué que “Eric Smokes et David Warren ont perdu des décennies de leur vie pour une condamnation injuste. Il n’est jamais trop tard pour revenir sur d’anciennes condamnations, car chacun à New York mérite une justice équitable fondée sur la loi.”

Revirement basé sur de nouveaux éléments

Le magistrat a expliqué qu’après avoir plaidé pour faire annuler cette double condamnation pour meurtre prononcée par un tribunal new-yorkais en juillet 1987, un juge a de facto annulé les condamnations et l’inculpation de ceux qui avaient à l’époque respectivement 19 et 16 ans. Ils ont toujours clamé leur innocence, mais la justice new-yorkaise n’a rouvert son enquête qu’en 2022 en vue d’une éventuelle révision du jugement, a expliqué le procureur Bragg.

Les enquêteurs ont notamment épluché les rapports de police de l’époque et réinterrogé des témoins adolescents en 1987. Selon le procureur Bragg, les témoignages à charge de ces jeunes, il y a 37 ans, étaient soit faux ou contradictoires, soit livrés sous la contrainte. De plus, il a été établi que MM. Smokes et Warren avaient un alibi selon lequel ils n’étaient pas sur Times Square la nuit de la mort du Français Jean Casse, un touriste toulousain de 71 ans à l’époque.

Contexte de l’incident

D’après le récit qu’en ont fait M. Bragg et la presse de l’époque, dont l’AFP, M. Casse avait été volé et agressé dans une rue près du mythique Times Square, carrefour de Manhattan entouré de panneaux publicitaires, alors que ce retraité en vacances célébrait le Nouvel An avec sa femme et des amis. Jean Casse, dont c’était le premier voyage à New York, était décédé des suites d’une fracture du crâne et d’une hémorragie interne après avoir heurté violemment le trottoir lors de l’agression. Lors du procès, Eric Smokes avait accueilli le verdict en criant: “Je n’ai tué personne. Pourquoi ne me tuez-vous pas sur place?”, avait relaté l’AFP en 1987.

Conclusion: une justice enfin rendue

La révision de cette condamnation, tant attendue par les intéressés et leurs défenseurs, souligne l’importance d’une justice équitable et fondée sur des preuves solides. Après des décennies de doutes et de luttes pour prouver leur innocence, Eric Smokes et David Warren voient enfin leur nom disculpé. Ce revirement de situation met en lumière l’importance d’une justice minutieuse et réfléchie, mais soulève également des questions sur le fonctionnement du système judiciaire et les potentielles erreurs commises dans le passé.

Les répercussions de cette affaire pourraient également amener à une réévaluation des procédures judiciaires et à une prise de conscience plus large sur la nécessité de garantir des droits égaux pour tous les citoyens, indépendamment de leur origine ou de leur statut socio-économique. Enfin, cette décision vient rappeler que la lutte pour la justice et la vérité peut parfois prendre du temps, mais que la persévérance peut finalement conduire à rétablir l’équité et la dignité pour tous.

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